Aujourd’hui on parle d’un titre qui m’a mis une claque tout droit sortie des années 80 : Racaille Blues !
La petite histoire de Racaille Blues
C’est un manga écrit par Masanori Morita entre 1988 et 1997 pour 42 tomes publiés en France par J’ai Lu.
Il possède une nouvelle édition en 25 tomes chez Pika dans la collection Masterpiece, le tout sous son titre original : Rokudenashi Blues.
Une adaptation en drama est sortie en 2011 sous le titre : Rokudenashi BLUES, en 12 épisodes.
Manga – DATA
Titre Japonais :
Auteur :
Année de sortie :
Nombre de tome :
Éditeur :
Type :
Personnage
Taïson Maeda est le héros de cette histoire. Jeune lycéen simple d’esprit, il n’a qu’une seule et unique chose en tête : devenir champion du monde de boxe. Certes, il ne comprend pas tous les détails et se bat à la première occasion, mais il est fort. Une force qui effraie les principaux groupes du lycée et crée plus de problème que de solution.
Ses seuls amis sont Katsuji Yamashita et Yoneji Sawamura, avec qui il n’hésite pas à échanger quelques coups si besoin. Mêmes s’ils se disputent souvent, ces 3 là s’apprécient énormément. Une amitié forte et aussi dure que les poings qu’ils s’envoient dans la face. Derrière la force de Maeda se cache un garçon sensible qui pleure pour un rien, est particulièrement intimidé par les filles à queue de cheval, notamment Chiaki Nanase, et se met à bégayer dès qu’il s’énerve.
S’il distribue les coups par réflexe, se bat avec tout le monde et a tendance à s’emporter, c’est quelqu’un de droit, qui quoi qu’il arrive, fait fasse. Il a beaucoup de respect pour les gens forts. Au final, c’est un personnage assez attendrissant auquel on s’attache vite.
Chiaki Nanase est une lycéenne de première année. C’est une jeune fille courageuse qui est capable de voir derrière la carapace de violence de Maeda. Elle est particulièrement courageuse et n’hésite pas à tenir tête aux autres pour imposer sa vision des choses. C’est un personnage que j’aime beaucoup.
Hatanaka Hamada est le capitaine de l’équipe de boxe du lycée. 3ème année réputé pour ses excellents résultats en tournois et sa très grande force, il a été exclu du lycée à cause des problèmes entre le club de boxe et le club des supporters. Il risque de ne pas réussir à devenir professionnel et n’hésite pas pour ça à prendre sur lui. C’est quelqu’un de nature calme et qui se comporte étonnamment normalement quand on ne l’attaque pas. Il a un côté très mélancolique.
Le Scénario du tome 1
Maeda rentre au lycée avec ses deux amis. Enfin : un établissement mixte. Mais notre héros vit une première contrariété en arrivant en retard à la cérémonie de bienvenue, les filles sont habillées en blazer et non en marinière. Suite à une petite altercation avec Nanase, un professeur essaie d’intervenir pour le calmer. Par réflexe, Maeda lui colle une droite et se retrouve expulsé pendant 2 semaines dès le premier jour.
A son retour, il a déjà acquis une belle réputation de loubard dans le lycée et se retrouve la cible de toutes les petites frappes, ainsi que des deux plus grandes forces de l’établissement : le club de boxe et le club des supporters.
Mais il en faut beaucoup plus pour impressionner Maeda, qui ne comprend de toute façon rien à ce qu’il se passe. Notre héros pourrait bien être impliqué dans cette guerre, qu’il le veuille ou non…
Parviendra-t-il à protéger ceux à qui il tient ?
Un scénario furyo manga tout ce qu’il y a de plus traditionnel, mais qui joue énormément sur la sensibilité de son héros. Les coups pleuvent, les altercations aussi, mais notre héros reste imperturbable et rend coup pour coup. Ce titre possède décidément une aura chevaleresque que l’on peut percevoir derrière une violence omniprésente. Le côté sportif ressort parfois et met en avant la volonté de fer qu’il faut pour arrêter d’être une racaille et commencer à frapper pour le sport, la beauté du geste et l’amour.
C’est un très bon titre, même si son arrivée en France était peut être un peu trop précipité, ce qui explique qu’à l’époque, aucune maison d’édition n’a souhaité le racheter.
Notre avis sur les Graphismes
Nous sommes en 1988. Le design est vraiment dans son jus d’époque, aussi bien globalement que pour les personnages. Grimace de loubard, banane et cheveux gominés, contraste des visages mis en avant par un trait fin et répété, scène clair-obscure… Aucun doute possible, nous sommes bien dans l’âge d’or des années 80 !
Le niveau graphique est bon et se maintient sans aucun souci d’un bout à l’autre du titre. Les scènes de combats envoient du lourd et mettent vraiment en parallèle les petites bastonnades et les véritables affrontements entre hommes. L’aspect général du titre est très brute, tout de fois le côté Furyo accélère grandement le rythme, le rendant aussi rapide qu’un titre beaucoup plus moderne.
Les Points noirs du manga
Si vous n’aimez ni les furyo, ni les années 80, alors passez votre chemin.
Le plus gros problème de ce titre : il est introuvable. Les tomes sont soient en rupture, soit avec une cote supérieur à 140€ pièce. Quant aux scans, ils semblent tout autant introuvables… Par chance, nous avons aujourd’hui une nouvelle édition vendu 16€ pièce… C’est cher, mais au moins la qualité est là !

Conclusion
J’ai vraiment adoré Racaille Blues ! Une grande droite dans ma face qui m’a rappelé toute la force des années 80. Cette mélancolie d’une époque révolue entre Bôsôzoku et Yakuza, où les racailles se cherchaient dans un univers brute et sans fioriture.
J’ai vraiment beaucoup aimé et je conseille aux nostalgiques de cette époque.





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