Aujourd’hui on s’intéresse à l’un des mangas les plus rocks de l’histoire !
La petite histoire de Beck
Ce manga est écrit par Harold Sakuishi et sorti entre 1999 et 2008, où il se termine après 34 tomes. Il est publié aux éditions Delcourt/Tonkam (à l’époque uniquement Delcourt) avec la participation d’Akata.
Il a été adapté en anime en 2004 – 2005 pour 26 épisodes licenciés à l’époque par Kaze. Il a également été adapté en film live en 2010.
Manga – DATA
Titre Japonais :
Auteur :
Année de sortie :
Nombre de tome :
Éditeur :
Type :
Une petite anecdote qui peut vous intéresser : vous avez sûrement remarqué que les couvertures et les pages de présentation de chapitres vous sont, pour certaines, familières. La raison est simple : le mangaka fait ici référence à des pochettes d’albums tel que celle des Beatles, des Ramones, d’AC/DC et j’en passe !
Pour ce qui est de notre Harold Sakuishi, il a travaillé sur deux séries depuis la fin de Beck. La première est 7 Shakespeares en cours depuis 2009 et publié chez Kaze (6 tomes). La seconde est Rin, commencé en 2012 et fini en 2016 après 14 tomes, publié chez Delcourt/Tonkam.
Les Personnages
Yukio Tanaka, surnommé Koyuki, est le héros de cette histoire. C’est un élève normal dans son collège. Il est plutôt bête, peureux, souvent lâche et toujours influençable. Il manque cruellement de confiance en lui, ce qui est fait un personnage énervant. Il se contente très souvent de suivre le mouvement, que ce soit celui des autres élèves ou celui de son meilleur ami Tanabe.
Il est hypnotisé par la présence de Ryusuke. Son seul et unique point fort, même s’il en est inconscient, est qu’il possède une superbe voix. Il ne connaît strictement rien à la musique et se contente d’écouter ce qui est tendance.
Ryusuke Minami est à mon sens le véritable personnage principal de cette histoire. Il n’a que 16 ans, mais c’est déjà un vrai démon. Il a grandit à New York, ce qui lui a donné un caractère particulier. C’est quelqu’un de très sur de soi avec un certain charisme. Il n’hésite pas à se battre quand l’envie lui prend et il se trouve qu’il s’agit plus d’un parasite social qu’autre chose.
Mais malgré ça, il a un don pour rassembler les gens autour de lui. C’est un guitariste hors pairs qui rêve de créer le meilleur groupe de l’histoire. Il n’a aucun complexe et vit la vie comme il l’entend. Pour lui, c’est 100% rock !
Izumi Ishiguro est une amie d’enfance de Koyuki. C’est une fille pétillante que tout le monde aime. Elle est très populaire, mais semble en pincer pour Koyuki. Elle se rapproche très facilement de Ryusuke car elle est fan du groupe d’un de ses amis : les Dying Breed.
Tanabe est le meilleur ami de Koyuki. C’est un idiot, lâche, pervers et irresponsable qui plonge souvent son meilleur ami dans des problèmes pas possibles. Il me rappel un peu Itsuki d’Initial D (sorti 4 ans plus tôt), mais en plus inutile.
Maho Minami est la petite sœur de Ryusuke. C’est une fille à forte personnalité qui est un peu complexé par son faible niveau en Japonais. Elle est en apparence très expressive, mais elle semble en faite très réservé. J’aime beaucoup ce personnage personnellement. Elle est assez proche de son frère, mais semble avoir des problèmes avec le reste de sa famille, ce qui la rend un peu mélancolique.
Le Scénario du tome 1
Koyuki est au collège. Alors qu’entraîné par Tanabe, il fait du voyeurisme dans la piscine de l’école, il prend conscience que son amie d’enfance est devenue une fille charmante et très populaire. Il évite de peu de faire prendre en flagrant délit. Un peu plus tard, il est soudain pris d’un furieux pique de courage et défend une grand-mère qui était en train de se faire extorquer. Il finit évidemment par se faire lyncher.
C’est alors qu’il déprime sur sa condition de faible qu’il rencontre Beck, un chien tout droit sorti du laboratoire d’un savant fou. Il le défend plus ou moins et rencontre par hasard le propriétaire du chien, Ryusuke.
Plus tard, Izumi décide d’inviter Koyuki à l’une de ses sorties. Notre malheureux héros accepte et tombe par hasard sur Ryusuke en train de larguer sa petite amie. Je vous passe une fois de plus les détails, mais Koyuki et Izumi seront pris dans une dispute avec des américains complètements bourrés. Ryusuke viendra leur donner un coup de mains et c’est ainsi que notre histoire démarre.
Comment les relations entre nos personnages vont-elles évoluer ? Comment réagira Koyuki en découvrant la vrai musique ?

Il y a plusieurs dimensions dans cette histoire. Dans un premier plan, on retrouve la banale vie de Koyuki, partagé entre passer inaperçu et une possible romance avec Izumi. Dans un second plan, on trouve l’histoire violente de Ryusuke sur la route du succès dans un Japon qu’il a encore du mal à assimiler. Enfin, on trouve un plan consacré totalement à la musique et au rock.
Les groupes, les débuts, les concerts, les musiciens, les instruments… Bref, tout ce qu’il faut savoir sur le monde merveilleux qu’est le rock !
Notre avis sur les Graphismes
Alors, parlons ici du positif… D’abord, j’aime beaucoup le design de Ryusuke. Autre point fort : Maho est un des seuls personnages entièrement réussi. Elle est très mignonne et c’est la seule de tout le manga à avoir cet caractéristique. Dernier détail qui à son importance pour tous les musiciens : les instruments qui apparaissent sont d’une qualité bien supérieur à l’ensemble du manga !
C’est un vrai plaisir que d’observer des représentations aussi propre, on sent sur ce point que l’auteur a fait beaucoup de recherche et c’est bien impliqué. Pour ce qui est des trames de fond, le niveau est dans la moyenne. Les trames ne sont pas très nombreuses, mais elles sont bien utilisées. Tout ça rend le manga très aéré, ce qui le rend agréable et facile à lire.
Enfin, même si Harold Sakuishi ne laisse pas beaucoup de trace dans son manga, j’ai énormément apprécié les bonus. Déjà, il y a une page qui explique comment lire les noms japonais ! De quoi aider les débutants qui massacrent souvent, sans le vouloir, les noms de leurs personnages préférés. Ensuite, nous trouvons un court édito d’Akata qui nous annonce qu’ils pensent à publier un CD de J-Rock en bonus du manga. Enfin, nous trouvons un magnifique édito écrit par Vincent Julé sur la relation entre Beck, le rock, le Japon et le monde. Je reparlerais de ces quelques phrases dans un prochain article.
Une simple citation : “Cette violence, inhérente aux personnages et à chaque être humain, trouve dans le rock un médium riche et infini. Rock’n’roll !!”
Les Points noirs du manga
Bon… Déjà, certains personnages sont énervants, notamment le personnage principal. Je ne vous parle même pas de tous les figurants dont on ne sait rien, mais qui parle souvent plus que les personnages principaux.
Le plus catastrophique dans ce manga reste sans aucun doute les graphismes. J’ai rarement vu autant de personnage laid dans le même manga. Certes, cela donne un style très personnel, mais ça casse un peu le mythe. De ce côté, les figurants sont d’une laideur presque hilarante. Mais finalement, l’ensemble se concentre sur l’essentiel, ce qui ne rend que plus fort la partie sentimentale.
“- Mais entre ton groupe et moi, c’est quoi le plus important pour toi ?
– Bah … Mon groupe !”
Ce manga est truffé de référence diverse, aussi bien au rock qu’à beaucoup d’autres aspects de la culture Japonaise. C’est un des meilleurs points de la série.
La Conclusion
Beck n’est pas jolie, ça s’est sur. Mais il possède une âme unique qui donne envie de découvrir la suite. Bon, si vous avez peurs de ne pas supporter les graphismes, regardez d’abord l’anime. Je le conseille à tous les fans de musiques, aux fans de shojo originaux et aux fans de shonen romancés.





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