Aujourd’hui on s’intéresse au dernier né de la saga FF VII : Final Fantasy VII Rebirth !
La petite histoire de Final Fantasy VII Rebirth
Final Fantasy VII Rebirth est un jeu développé par Square Enix et réalisé par Naoki Hamaguchi, Motomu Toriyama et Tetsuya Nomura. Il est scénarisé par Kazushige Nojima et produit par Yoshinori Kitase. Il est sorti sur PS5 le 29 Février 2024, puis sur PC le 23 Janvier 2025.
Il s’agit de la suite directe de Final Fantasy VII Remake et adapte jusqu’à la fin du CD1 du jeu original.
JV – DATA
Pays d’origine :
Développeur :
Éditeur :
Date de sortie :
Réalisateur :
Plateforme :
Genre :
Japon
29 Février 2024
Naoki Hamaguchi, Motomu Toriyama, Tetsuya Nomura
PS5, PC, Switch 2, Xbox Series
Le Scénario
Cloud, Tifa, Aerith, Barret et Red XIII quittent Midgard une bonne fois pour toute. A la poursuite de Sephiroth, le petit groupe le suit à la trace en traquant les fillers et les infectés qui vagabondent un peu partout le long du chemin. Mais la Shinra n’a pas l’intention de les laisser mettre la main sur la terre promise sans réagir. Que ce soit la sauvegarde de la planète, la réunion ou la terre promise, chacun y va de sa raison pour parcourir le monde à la recherche de son salut.
Maintenant qu’ils ne sont plus sous le feu constant de la Shinra, Cloud et Tifa trouvent le temps de parler du passé… Mais les événements ne correspondent pas.
Quel est donc le mystère derrière cette incohérence ?
Parviendront-ils à arrêter le surpuissant Sephiroth et à empêcher la Shinra de mettre la main sur la puissance de la planète ?

Un scénario qui termine donc d’adapter le premier CD du Final Fantasy VII original. Quelques ajustements sont tout de même effectués par rapport à l’œuvre originale, notamment en termes de relation entre nos différents personnages. En effet, dans l’original, nous sommes en présence d’un triangle amoureux dans lequel Tifa vit une passion à sens unique pour Cloud, focalisée sur Aerith. Ici, la relation est pour ainsi dire inversée. Cloud s’intéresse beaucoup plus à Tifa et Aerith est partagée entre son amour pour Zack, dont elle est sans nouvelle, et son attirance pour Cloud.
Si la majorité des effets narratifs sont réussis, la fin se présente sous la forme d’un rush de plusieurs heures qui nous propose, certes nombres effets visuels des plus agréables, mais qui mélangent beaucoup de choses, si bien que le sens s’y perd. De la même façon, introduire un retour de Zack, décédé à la fin de Crisis Core, est plutôt bancale, d’autant qu’on a beaucoup de mal à se situer par rapport à la narration de l’original. Des changements parfois assez brutaux qui, pour certains, étaient introduits dans FF VII Remake, mais qui prennent leur importance dans cet opus. Des choix qui ne sont pas toujours de bonnes idées…
Les quêtes secondaires sont nombreuses. Si certaines sont plutôt intéressantes et permettent de passer un petit peu de temps avec nos compagnons de route, il faut bien reconnaître que c’est loin d’être le cas de toutes. En effet, passé la moitié du jeu, nombreuses sont les quêtes qui forcent l’exploration du monde ouvert ou la complétion des mini-jeux. On aurait pu s’en passer.
Notre avis sur les Graphismes
Le moins que l’on puisse dire, c’est que FF VII Rebirth est beau. Utilisant le moteur Unreal Engine 4, il parvient à s’adapter à des environnements très différents afin de proposer un ensemble toujours plus agréable. Le passage du jeu aux nombreuses cinématiques est particulièrement bien fait, si bien qu’on confond facilement les deux, en dehors des scènes d’animations, à la hauteur du savoir-faire de Square Enix.
L’open world est beau, ambitieux, fourni et d’une taille plus que respectable. On notera le travail particulier attribué aux villes, d’une esthétique particulièrement appréciable. Toutefois, les environnements s’en trouvent vite surchargés d’éléments qui s’envolent sur notre passage et l’optimisation tout au long du jeu en devient assez inégale.
La partie fan-service n’est pas en reste, avec un travail particulièrement accru sur la plastique de nos héroïnes féminines, ainsi que sur les scènes les plus fun du jeu.
Pour ce qui est des OST, on continue sur la lignée de FF VII Remake. Les bons OST sont toujours plus nombreux, devenant un véritable plaisir pour les oreilles. Il en est malheureusement de même pour les plus dissonants.

Le Gameplay
On reprend là aussi la base de FF VII Remake, mais en y ajoutant beaucoup de dynamisme pour se mettre au niveau du gameplay de Yuffie dans le DLC : Intergrade. Nos personnages bougent plus, possèdent plus d’actions différentes et surtout, ont beaucoup plus d’intérêt à bloquer les coups adverses plutôt que de les esquiver. Les compétences groupées sont nombreuses et variées, mais à contrario, les invocations deviennent particulièrement inutiles par rapport à l’opus précédent.
Les mini-jeux sont nombreux, variés et proposent un challenge certain. En revanche, on se sent souvent forcé d’y passer du temps à perte. La maniabilité de certains mini-jeux est clairement inférieure à ce qui était proposé dans Remake ou le DLC, rendant l’approche frustrante, voire désagréable. On notera toutefois un effort sur la mise en scène de certains mini-jeux inclus dans l’histoire, ce qui les rends très plaisants.

Les Points noirs du JV
Si le scénario réduit à ses éléments les plus principaux est des plus intéressants, il faut bien avouer que diluer parmi pléthore de quêtes secondaires peu intéressantes, on finit presque par l’oublier.
La qualité des dialogues est souvent discutable, tout comme l’omniprésence de Shadley pendant l’exploration de l’open world.
Si l’exploration de ce dernier était très agréable en début de partie, la surabondance de choses à faire, couplée à un level design particulièrement rebutant, rend l’ensemble très désagréable. On ressent la recherche du temps de jeu à défaut de l’amusement.

On a d’ailleurs la même impression pour ce qui concerne les mini-jeux, clairement en surnombre et cherchant le score parfait à chaque itération.
A l’aube du dernier arc, le jeu nous donne d’un seul coup accès à l’ensemble du monde d’une façon relativement peu subtile, le tout ornée d’une nouvelle quête nous promettant une aventure épique sur les mers du globe. Très clairement, il manque une bonne partie de l’écriture de cette histoire.
On passe beaucoup de temps à nous balader avec l’ensemble de l’équipe dans ce monde. Mais en dehors des zones prévues par le scénario, les discussions sont particulièrement pauvres, pour ne pas dire inexistantes. De plus, nos personnages se déplaçant vite, se mouvoir dans des espaces assez restreints avec autant de monde à nos côtés peut vite devenir assez problématique.

Conclusion
J’ai apprécié Final Fantasy VII Rebirth malgré tout. Toutefois, là où j’ai relancé FF VII Remake avec plaisir, je suis très loin d’avoir l’envie de retourner sur ce titre. Il fait crouler le joueur sous les quêtes et les heures d’explorations nécessaires à sa complétion, si bien que j’ai fini par abandonner une bonne partie du secondaire. Il m’a demandé 75 heures malgré tout, mais laisse un goût de forçage assez désagréable. Il s’avère finalement être le moins bon des deux, notamment du point de vue narratif.
A trop vouloir en faire, on finit par perdre de vue le plus fondamental.





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