La petite histoire de Crying Freeman

C’est à l’origine un manga scénarisé par Kazuo Koike et dessiné par Ryoichi Ikegami entre 1987 et 1988 pour un total de 10 tomes. Ils sont publiés en France par Glénat et Kabuto. Tout de fois, Glénat a abandonné sa première publication de 95 au bout de 2 tomes. L’éditeur parviendra à le publier en entier en 2005, puis en édition double tomes en 2023.

6 épisodes d’OAV sont sorti entre 1988 et 1994 pour 52 minutes chacun.

Enfin, il a été adapté en film franco-canado-américano-japonais en 1995.

Les Personnages

Hino Emu est une jeune artiste promise à un grand destin. A 29 ans, elle n’a pour seul regret de n’avoir jamais connu l’amour. C’est une femme curieuse et très obstinée.

Yo Hinomura, dit Crying Freeman, est un tueur professionnel à la solde de la mafia chinoise. Il a la particularité de tuer toutes ses cibles avec une armes différentes et de pleurer pendant l’acte. C’est quelqu’un de calme et de plutôt sympathique.

Le Scénario du tome 1

Alors qu’elle est sur le point de fêter son 29ème anniversaire, seule, Hino peint dans un parc. C’est alors qu’elle croise un homme qui s’enfuit. Il est alors descendu par un tueur professionnel : Crying Freeman. Alors que celui-ci pleur sur sa victime, elle lui tend un mouchoir. L’homme la remercie en lui révélant son nom avant de disparaître.

La police japonaise ne souhaite pas en rester là. Elle décide de s’allier avec les yakuza afin de lutter contre la mafia chinoise qui prend de plus en plus d’importance dans le pays. Mais alors que le chef d’une des familles de yakuza les plus puissantes du Japon est sous la protection de la police, celui-ci est assassiné par Crying Freeman. La police et les yakuza se mettent alors en tête de surveiller la dernière personne à avoir vu le visage du tueur : Hino.

En effet, celle-ci est la prochaine personne que le tueur ciblera, d’autant plus qu’elle connaît son prénom. Mais elle n’a pas l’intention de se laisser faire, d’autant plus qu’elle a eu le coup de foudre pour cet homme si singulier.

Réussira-t-elle à vivre son amour ? Crying Freeman se fera-t-il attraper en la tuant ?

Le scénario est en lui-même assez simple. Digne de son année de création, ce titre prend son temps poser son atmosphère assez lourde où la mort peut surgir de n’importe où. Notre héroïne a énormément de cran et une vision très lointaine de son propre sort.

Si le côté tueur “gentil” est un peu cliché, j’ai beaucoup apprécié le background du personnage qui possède une véritable raison de pleurer en tuant. Alors que l’histoire aurait très bien put se terminer à la fin du tome sans que ce soit pour autant dérangeant, plusieurs ouvertures sont données, si bien qu’on a envie de découvrir la suite.

Notre avis sur les Graphismes

Nous sommes en 1986. Le trait est fin, mais utilisé d’une façon très brute, que ce soit pour les personnages où même les trames de fonds, nombreuses, mais réalisés avec exactement le même trait.

La représentation de la violence et du sexe est également beaucoup plus cru que de nos jours, avec un certain travail sur le réalisme. Le rythme peut paraître assez lent par rapport à des seinen plus actuels.

Les Points noirs du manga

L’ancienne version de Glénat est publiée dans le sens français…

Ce titre est graphiquement très particulier. Il ne plaira qu’aux fans de seinen retro.

Conclusion

J’ai apprécié Crying Freeman. C’est un seinen fort et directe qui nous vient tout droit des années 80. C’est une excellente expérience que je conseille aux fans de seinen retro orienté mafia.

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