Aujourd’hui on parle de Ys X : Nordics !
La petite histoire :
Ys X est un jeu développé par Falcom et distribué par NIS America. Il est sorti sur PS4, PS5 et Switch le 28 Septembre 2023 au Japon et le 25 Octobre 2024 dans le reste du monde.
Il fait donc suite à Ys IX : Monstrum Nox sorti en 2019.
Personnage :
Adol Christin est une fois encore le héros de cette histoire. Aventurier qui voyage en direction des terres de Celceta, il fonce tête baissée partout ou le danger l’appel. Combattant émérite, il n’a pour principale faiblesse que sa curiosité.
Dogi accompagne Adol dans son voyage. Calme et posé, il possède une force physique presque surnaturelle, même s’il sait aussi utiliser sa tête. Il n’est plus particulièrement affecté par les sautes de curiosité de son compagnon et a appris à faire avec. Il semble beaucoup apprécié la façon de vivre de la marine de Balta.

Flair est un docteur qui voyage depuis quelque temps avec Adol et Dogi. Il sait que les années passent et à donc décidé d’en profiter pour voir le monde. C’est quelqu’un d’ouvert d’esprit et de très cultivé, ce qui lui donne un regard très intéressant sur ce qui l’entoure.
Karja Balta est la fille du chef de la marine de Balta et la seconde héroïne de cette histoire. Ne vous laissez pas tromper par son surnom de princesse, c’est une vraie dur à cuire qui n’hésite pas à s’investir physiquement dans tout ce qu’elle fait. Orpheline, elle cherche ses origines dans chacune de ses actions. Elle aime les gens téméraires et qui ne parlent pas pour ne rien dire.
Scénario :
Adol, Dogi et Flair sont en route pour la région de Celceta. Mais alors qu’ils traversent les îles du Nord, ils se retrouvent dans un village à attendre le prochain ferry qui les emmènera à destination. Sur place, ils apprennent que deux forces s’affrontent pour faire régner l’ordre : les locaux avec de petits moyens que sont les membres de la milice et les Normans, nombreux et entraînés que sont les membres de la marine de Balta. C’est ainsi que nos compagnons font la rencontre fortuite de Karja, mais également d’un étrange coquillage qui émet une voix. Mais ce qu’ils avaient encore moins prévu, c’est qu’au cours de la première nuit, le village allait être attaqué et détruit par une armée de monstres : les griegers. Ceux-ci semblent chercher quelque chose, mais personne ne sait ni qui, ni quoi. En attendant, ils transforment les villageois en griegers qui iront attaquer d’autres villages à leur tour. Par accident, Adol et Karja se retrouvent liés par un lien qui les empêche de s’éloigner l’un de l’autre et qui semble lié à leur capacité d’utiliser le mana, seule façon de tuer les griegers. Mais ils sont encore loin d’avoir la force nécessaire afin de vaincre les trois généraux qui mettent en péril les peuples humains de la région. Parviendront-ils à sauver le golfe d’Obélia ? Qui se cache derrière ces monstres ? Qui est l’homme qu’Adol rencontre en rêve ?
Un scénario complexe et de grande envergure une fois de plus. Si les forces en présence sont relativement claires pendant la première partie du titre, les choses prennent une toute autre tournure au fur et à mesure des révélations. L’affrontement est loin d’être une simple lutte gratuite pour savoir qui a le droit d’exister. Les personnages secondaires sont nombreux, bien définis et font des choix qui sont les leurs et qui impactent, ou non, la vie de nos héros. Ils donnent beaucoup d’épaisseur à cet univers et au cadre social particulier de cette région du monde, tout comme à la faune et flore assez singulière.

Gameplay :
Si le gameplay ne change pas outre mesure par rapport aux opus précédents, il faut toutefois noter qu’il se base sur le lien entre nos deux personnages. A ce titre, vous ne pourrez jouer que Adol, Karja, ou les deux simultanément. Les timings des esquives, comme des contres, sont revus, ce qui les rend beaucoup plus compliqué à maîtriser. Les statistiques et techniques peuvent être améliorés grâce à un arbre de connaissance qui nous permet d’affecter des perles infusées de mana pour obtenir différents boosts.
Le platforming se base également sur le lien, qui nous permet de nous accrocher à certains points de la map, ainsi que sur nos quelques pouvoirs relativement sommaires, mais sympathiques. Il est renforcé par un gameplay de navigation très agréable, quoique légèrement long sur le début, qui nous promet de longues heures d’exploration ou de combat naval.

Graphisme :
Pour un jeu sorti en 2023, il faut bien avouer que le moteur commence à montrer des signes d’essoufflement. Certes, la DA a été remise au goût du jour, reprenant des couleurs et matifiant les textures, mais on sent que ses possibilités approchent de leurs extrêmes limites. Le charadesign fonctionne bien, les paysages sont réussis, quoique moins mis en avant dans cet opus. La réalisation fait un effort constant pour nous proposer quelque chose d’intéressant et rythmer notre aventure au cours de cette belle cinquantaine d’heure.
Les OST sont toujours aussi excellents, rappelant dans ce jeu ceux de Fairy Tail à son heure de gloire. On y retrouve avec plaisir le côté rock qui a grandement tendance à disparaître ces derniers temps dans les jeux concurrents.
Point noir :
Le premier point à soulever est sans conteste son manque de visibilité. Ce jeu est sorti dans l’oubli le plus total, contrairement à l’opus précédent qui avait eu le droit à un peu de communication. Il a été particulièrement boudé, alors que la réception auprès des professionnels du secteur est relativement bonne. Peut-être la faute à un thème viking qui tombe trop longtemps après la mode…
Les dialogues des PNJ sont beaucoup moins complets que dans les opus précédents, si bien qu’on finit assez vite par les ignorer.
La DA laisse une image assez cheap qui ne colle pas vraiment avec le sérieux de l’écriture. La partie plateforme est vraiment beaucoup moins travaillée que dans les jeux précédents, posant l’action sur un seul plan là où les autres nous permettaient d’explorer leurs univers sous tous les angles.
La gestion des esquives et des blocages rend la dynamique des combats un peu plus lente. La difficulté s’en trouve également assez étrange, avec certains boss particulièrement compliqués et d’autres qui se font sans aucun problème.
Les chiffres de complétion sont une fois encore moins précis que l’opus précédent. Si jusque-là découvrir toute la map était fondamental, il s’agit ici uniquement des objets qui y sont cachés.
Les donjons et autres explorations sont bien plus courtes étant donné que les zones sont beaucoup plus réduites.
Conclusion :
Le côté cheap de la DA et le manque d’écriture des PNJ m’a un petit peu rebuté au début, mais je n’ai vraiment pas vu le temps passer sur ce jeu. Finalement, si j’ai la sensation qu’il a été assez court, il se trouve avoir la même durée de vie que les jeux précédents de la saga Ys. Le scénario se dévoile dans la deuxième partie pour montrer toute sa complexité, ce qui à complètement retourné mon avis sur ce jeu. Si je le quitte avec bien moins de regret que Ys VIII ou Ys IX, j’en conserve un excellent souvenir !





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