Lin Ling est un banale troufion d’une agence de publicité qui travaille sur la communication du héro Nice et celle de sa petite amie. Particulièrement investi dans son travail, dernière chose qui l’intéresse dans la vie, il cherche toujours de nouvelles idées afin de mettre en valeur les deux personnalités héroïques pour lesquelles il travaille, ce qui se solde toujours par un refus de son supérieur. Jusqu’au jour où celui-ci lui annonce qu’il est viré. Désespéré, il s’apprête à sauter du haut de l’immeuble, quand il croise Nice, le héros. Ce dernier prend juste le temps de faire une de ses pauses emblématiques avant de sauter et ainsi de mettre fin à sa vie. Son équipe de gestion (?) arrive trop tard et ne peut que constater les dégâts. Ils décident alors d’embarquer Lin Ling afin de le transformer en Nice…

Un scénario basé sur les super-héros d’une façon bien plus commercial que ce qu’on peut dors et déjà trouver dans les grands classiques américains. Malgré l’existence de “méchant”, les héros semblent en rivalité entre eux via un classement, le tout favorisant les attaques violentes les uns envers les autres, bien au-delà de leurs fonctions. De plus, comme c’est déjà souvent le cas pour les super-héros américains, le peuple n’est plus qu’une masse d’adorateurs qu’il faut séduire et dont la mort n’implique rien de plus qu’une cut scene dans un combat. Ce premier épisode est assez nombriliste et donne l’impression de faire de la com pour un jeu ou un autre produit principal, à l’instar d’un certain Arcane, alors qu’il s’agit de la troisième saison de la saga To Be Hero, après To Be Hero de 2016 et To Be Heroine de 2018.

Graphiquement, je n’ai pas cité Arcane par hasard. La technologie de cell shading est la même pour To Be Hero X, ici exécutée par les studios chinois Pb Animation Co, LAN et Paper Plane. On y intègre une animation classique d’une façon assez brute, même si son peu de présence la rend très dynamique. D’ailleurs, le rythme est frénétique, témoin de la mode actuelle d’aller toujours plus vite. Les transitions entre les scènes sont plutôt bonnes, quoique généralement plus à même d’être utilisées dans des formats courts. En revanche, les passages d’une animation à une autre sont bruts et plutôt de mauvais goût. Tout comme la musique, qui est relativement désagréable.
Je n’ai pas beaucoup aimé To Be Hero X. Je n’accroche pas du tout à ce visuel, tout comme je n’avais pas accroché à Arcane. En revanche, il faut admettre que par rapport à une bonne partie des productions japonaises actuelles, c’est beaucoup plus travaillé et fourni en termes d’animation, malgré le côté frénétique. Un fait qui devrait d’ailleurs bien plus facilement attirer la jeune génération, à mon grand damne…





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