Aujourd’hui on parle de Maken-Ki !
La petite histoire
C’est à l’origine un manga écrit par Hiromitsu Takeda entre 2007 et 2020 pour 24 tomes, dont 8 ont été publiés par Panini.
L’anime dont on parle aujourd’hui est sorti en 2011 et compte 12 épisodes.
Il est suivi par 2 OAVs sortis en 2012 et 2013.
La saison 2 : Maken-Ki Two sortira en 2014 pour 10 épisodes.
Petit détail qui a son importance : la saison et le 1er OAV sont des productions de AIC Spirits (d’ailleurs leur dernière production), tandis que la suite de la saga est une production du studio Xebec.
Personnage
Ôyama Takeru est le héros de cette histoire. Habitué aux écoles pour garçon, il se lance à corps et cœur perdu dans la grande aventure du lycée mixte. Malgré sa nature quelque peu perverse, il a un esprit extrêmement protecteur envers la gente féminine et ce, malgré son peu de force physique. Il a énormément d’affection pour Amaya Haruko, son amie d’enfance. Sa proximité avec de nombreuses demoiselles ne le rend pas très populaire auprès des autres garçons.
Amaya Haruko est l’héroïne de cette histoire. Vice-présidente du conseil des élèves et dirigeante du Maken-Ki, c’est l’étudiante la plus forte de Tenbi. Mature, belle et talentueuse, elle est populaire auprès des filles comme des garçons. Amoureuse de Takeru depuis son enfance, elle a toutefois tendance à être assez jalouse et n’aime pas son côté pervers. En dehors de ses fonctions, c’est finalement une fille assez timide et maladroite.
Himegami Kodama est une deuxième année pour le moins mystérieuse. Membre émérite du Maken-Ki, elle fait partie des meilleurs combattantes de Tenbi. Malgré ses capacités magiques hors du commun, elle est accompagnée par des esprits qui veillent sur elle en permanence. Si elle est très agréable avec les filles, elle se méfie beaucoup des garçons à qui elle montre tout son mauvais caractère. Une mauvaise humeur qui peut très vite s’amplifier si le sujet de sa poitrine plate est abordé. C’est malgré tout une fille romantique avec un côté très mélancolique qui casse son image un peu dure par son appétence pour les objets et sous-vêtements mignons. C’est mon personnage préféré de cette saga.
Kushiya Inaho est une première année qui a connu Takeru quelques années plus tôt, mais dont il n’a aucun souvenir. Malgré son âge et sa simplicité, c’est une combattante exceptionnelle. Amoureuse de Takeru, elle assume totalement cette idée et n’hésite pas à l’étaler au grand jour.
Usui Kengo est un camarade de classe de Takeru qui devient très vite son meilleur ami. Porté sur la perversité, il ressemble sur ce point à Takeru au détail près qu’il n’a aucun succès avec la gente féminine. Étonnamment, il semble avoir toutefois un faible pour Himegami et son côté “dominante”. S’il ne se bat que rarement, c’est un bon combattant qui compense son manque de force brut par son intelligence. Dans le fond, c’est un gentleman qui déteste plus que tout voir une demoiselle pleurer.
Scénario
Après des années passées dans les établissements pour garçon, le grand jour est enfin arrivé pour Takeru : sa première journée dans un lycée mixte : Tenbi Gakuen, où est scolarisée Amaya Haruko, en seconde année. Mais sa première journée ne se passe pas comme prévu… S’il est plongé dans l’émerveillement de la présence de créatures féminines, il se retrouve pris dans un combat entre des secondes années, ce qui se conclut par son altercation avec Himegami Kodama. Celle-ci n’a pas l’intention de le laisser s’en sortir indemne et tente de le tuer lors du discours d’introduction. Takeru comprend alors que cette école n’est pas comme les autres : elle est réservée à ceux qui possèdent une force surnaturelle. Par chance, il est sauvé in extremis par Inaho, qui annonce alors à tout le monde qu’elle est sa fiancée, au grand étonnement général. Un événement qui bouleversera quelque peu l’organisation des dortoirs comme de la vie du campus. Mais dans l’ombre, une organisation semble cibler les étudiants de Tenbi et notamment ceux du Maken-Ki. Takeru parviendra-t-il à protéger ses amies malgré son peu de pouvoir ? Quelle est donc sa véritable force ? Qui parviendra à voler son cœur ?
Il faut découper ce titre en deux trames distinctes : la trame comédie romantique et la trame scénaristique. La partie comédie romantique se base essentiellement sur une suite de scènes ecchi, mais cache en fait de nombreux traits de romance qui se développent petit à petit. La trame scénaristique met, elle, en avant l’univers complexe et complet, révélé petit à petit par petites touches. Petites touches qui finiront par nous mener à une excellente conclusion pour cette saison 1, même si le titre est assez radin en information. Le tout nous donne un titre très agréable, qui nous fait passer par un très grand panel d’émotions pour peu qu’on ait les yeux ouverts.
Graphisme
Nous sommes en 2011. Pour son année, la qualité globale est très satisfaisante. Le design coloré est efficace et très agréable. Le charadesign fonctionne très bien et met particulièrement bien en avant la personnalité de nos différents personnages. Les scènes ecchi, malgré parfois un côté un peu cliché ou gratuit, sont très bien réalisées. C’est également le cas des scènes les plus romantiques. Le travail sur les combats est excellent malgré le peu de temps que représentent ceux-ci. Les finitions sont parfois un peu rapides sur les figurants, mais rien de bien grave. Le rythme est excellent et nous permet de savourer 12 épisodes comme s’ils étaient 24.
Les OST de Watanabe Cher sont une pure merveille. Tantôt sentimentaux, tantôt guerriers, ils partent dans toutes les directions mais restent uniques et d’une qualité étonnante. C’est à n’en point douter l’un des meilleurs points de la saga. L’opening Fly Away de Togashi Misuzu (également connue pour être la seiyūu d’Origami dans Date A Live) est particulièrement bon, aussi bien musicalement que d’un point de vue animation.
Point noir
A n’en pas douter : le ecchi. Présent en masse dans ce titre, c’est son fer de lance comme sa plus grande faiblesse. Il y a ceux qui sont capables de voir plus loin et il y a les autres…
La trame scénaristique est vraiment très intéressante et très bien conçue, mais il faudra malheureusement lire le manga pour lui trouver un véritable écho.
Conclusion
J’ai beau regarder encore et encore Maken-Ki, je m’attache toujours plus à ces personnages et à cette histoire. Mine de rien, ils m’avaient sacrément manqué. Je le conseille évidemment aux fans du genre ecchi ainsi qu’à tous ceux qui auront la maturité nécessaire afin de voir le fond de cette œuvre incroyable.





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