Aujourd’hui on parle de Ceux qui chassent des elfes !

La petite histoire de Ceux qui chassent des elfes

C’est à l’origine un manga écrit par Yu Yagami entre 1995 et 2003 pour 21 tomes chez Taifu. (Personnellement, je n’en ai jamais vu un seul.)

L’anime qui nous intéresse aujourd’hui est sorti en 1996 pour 12 épisodes. Pour les curieux, l’intégralité de la saison, publiée chez nous par IDP est disponible sur ma chaîne Youtube.

Une saison 2 serait sortie en 1997 pour seulement 12 épisodes par IDP. Je n’ai toutefois rien trouvé de plus que quelques visuels et une fiche wiki et nautiljon. Un lost media ?

Les Personnages

Junpei est un spécialiste des arts martiaux et du combat de façon générale. Plutôt brute de décoffrage, il va droit au but, si possible avec ses poings. Il a une grande passion dans la vie : le curry japonais.

Airi est une actrice mondialement connue. Aussi séduisante que joueuse, c’est véritablement la tête pensante de l’équipe. Elle n’hésite pas à enchaîner tous les rôles et à jouer de ses talents pour tenter de magnifiques bluffs. C’est de loin la plus mélancolique du groupe.

Ritsuko est une lycéenne fanatique des armes à feu. Véritable soldat en mini-jupe, elle sait manier toutes les armes et s’est très attachée au tank qui accompagne l’équipe. 

Selshia est la grande prêtresse des elfes. Magicienne or pair, elle est surpuissante et sait réagir à la majorité des situations. Elle se dispute toutefois sans arrêt avec Junpei, dont elle est finalement très proche.

Le Scénario

Selshia, afin de combattre une magicienne qui menace son monde, n’a plus le choix, elle doit faire appel à un sort interdit. Et c’est ainsi que du ciel tombent Junpei, Airi, Ritsuko et un tank, qui lui sauvent la mise sans vraiment comprendre ce qu’il se passe. En effet, ils viennent d’être invoqués dans un monde de fantasy. Victorieuse, Selshia décide de les renvoyer chez eux en les remerciant pour le service. Toutefois, pendant la cérémonie, Junpei et les grands prêtres discutent d’un sujet qui vexe particulièrement cette première.

Elle finit par s’interrompre pour les sermonner, ce qui a un effet on ne peut plus préjudiciable : la formule censée renvoyer nos héros chez eux se fragmente, puis se disperse à travers le monde, apparaissant sur la peau de 5 elfes (femelles) inconnues.

Plus le choix, nos héros doivent donc parcourir le monde et déshabiller ces 5 elfes s’ils veulent rentrer chez eux…

Un isekai, bien avant l’invention même du concept. Un titre qui fait de la loufoquerie son leit motive et qui nous propose à l’occasion une aventure originale, comique et souvent bien plus complète qu’on pourrait le croire. Il est facile de penser que vu le concept du titre, celui-ci se lance à corps perdu dans une expression du ecchi débridée et primaire, ce qui est très loin d’être le cas.

En effet, le seul protagoniste masculin ne s’intéressant principalement qu’au combat, on évite ainsi toute possible lourdeur de ce côté. Étonnamment, ce titre s’attarde sur bien des sentiments et les traite à sa façon, sans jamais oublier d’y trouver une tournure comique et divertissante.

Notre avis sur les Graphismes

Nous sommes en 1996 et le studio Group TAC nous offre ici un titre au niveau général assez bon, ou tout du moins plus qu’acceptable par rapport à son genre. Les finitions ne sont pas exemptes de défaut, loin de là. Mais le côté comique et l’action les camouflent bien vite. Le charadesign est typique des années 90 et du style fantasy.

La partie ecchi est généralement très soft et se transforme très vite en partie comique. La partie sentimentale, elle, jouit d’une finition bien supérieure et d’un rythme plus posé, permettant d’en profiter pleinement. Le rythme général est assez soutenu, faisant mentir sans vergogne ceux qui insinuent que les œuvres des 90’s sont ennuyantes.

Les OST sont très rythmés même s’ils sont assez peu présent et jouent souvent sur un tableau assez funk ou assez rock. L’opening est excellent, aussi bien musicalement que du point de vue de l’animation.

Le Point noir de l’anime

Je retiens un seul point négatif sur ce titre : il est court ! On en voudrait plus…

Conclusion

J’ai vraiment adoré Ceux qui chassent des elfes. C’est un titre mélangeant, avec savoir-faire, comique et fantasy pour nous livrer un ouvrage formidable qui gagnerait à être bien connu.

Une réponse à « Ceux qui chassent des elfes – L’isekai le plus fun des 90’s »

  1. […] formule qui a déjà fait ses preuves dans Slayers ou Ceux qui chassent des elfes et qui fonctionne tout aussi bien ici. En dehors du héros, qui restera quasi insupportable tout au […]

Laisser un commentaire

En savoir plus sur InconnuDay

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture